Centre de Relaxothérapie® et de Prévention - Centre de Traitement des problématiques du stress chronique et traumatique

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La thérapie brève et stratégique

La thérapie brève est un modèle thérapeutique né au Mental Research Institute (MRI) de Palo Alto, en Californie dans les années 1958-59. Cet Institut (MRI) avait pour mission l'étude de la communication humaine / animale et son amélioration. Il a rallié de nombreux chercheurs tant dans le domaine des sciences humaines (anthropologie, éthologie) que des sciences exactes (mathématiques, biologie) et de la cybernétique. Leurs travaux, ont véritablement transformé le domaine de la communication et ont donné naissance à l'approche systémique.

Sous l’impulsion de Gregory Bateson, Margareth Mead, Paul Watzlawick et John Weakland, le centre de thérapie brève du MRI fut créé quelques années plus tard. Ils y mirent au point un modèle thérapeutique innovant, pour l’individu et la famille, basé sur les logiques de la communication, mais aussi sur l’observation de thérapeutes efficaces et réputés. Une grande partie du modèle de la thérapie brève est ainsi issue de l'observation de la pratique et de la stratégie thérapeutique du Dr Milton Erickson.

Ce modèle est un outil particulièrement performant parce qu’il est concret, pratique et vise au changement. Ce n’est pas tant le pourquoi des problèmes qui sera recherché mais plutôt le comment la personne vit et entretient son/ses problèmes. Ce en quoi, il se dégage fondamentalement des anciens modèles thérapeutiques tels que la psychanalyse. L’apport le plus spécifique du modèle de Palo Alto a été de mettre en évidence le rôle du paradoxe dans le système des relations humaines. En effet parfois, paradoxalement, la personne continue à faire « un peu plus de la même chose » - même si cela ne fonctionne pas, même si c'est douloureux … Il faudra alors amener la personne en détresse à imaginer une autre manière d’agir, de penser, dans un tout autre registre et hors de sa logique habituelle. C'est toute la substance du travail en thérapie brève. Et tout l'art du thérapeute sera de poser le contexte propice au changement et d’aider avec bienveillance l'individu à sortir «des ornières» de sa souffrance.

Quels sont les caractéristiques de la thérapie brève :

  • Cette thérapie n’est pas brève par hasard. Elle s’appuie sur l’observation, mais aussi sur des présupposés clairs, logiques et sur un canevas de travail bien charpenté.
  • Le thérapeute va chercher à définir quel est le problème en termes simples et congruents et à situer la personne dans son « système » de communications et d’interactions avec son milieu relationnel.  Il va considérer le problème / le symptôme douloureux, comme autant de messages ayant sens ou fonction, plutôt que de l’étiqueter ou le juger et tenter de le supprimer.  
  • Pour lui permettre de dépasser ce problème / cette souffrance, le thérapeute visera – le plus utilement et rapidement possible – à aider la personne à organiser différemment sa manière de voir son problème et la souffrance qui en découle. Pour cela, il lui proposera des apprentissages et des expériences propices au changement. Loin d’utiliser les théories de la psychopathologie, en cherchant à ne pas s'apensantir sur le discours, le raisonnement ou les explications, il va aider la personne à faire autre chose, autrement, et à élargir ainsi ses possibilités et ses choix.
  • Il mettra l’accent sur ses capacités, ses valeurs et ses ressources. Plutôt que de les éviter, il va utiliser ses blocages, ses résistances comme outils du changement. Le patient d’une thérapie brève est supposé être le mieux placé et le plus expert de lui-même. Cette approche laisse supposer un patient actif et investi qui souhaite vraiment ne pas stagner et un thérapeute créatif et interventionniste qui le pousse à sortir du cadre de ses habitudes et de ses à-priori.
  • La thérapie sera brève mais non précipitée, dans le sens qu’il sera demandé au patient d’amorcer les plus petits changements possibles mais effectifs dans la situation posant problème. Le plus important étant d’entamer le processus. Le changement demandé, même modeste, a un impact positif direct sur le moral et l’estime de soi.

Ce modèle peut surprendre les personnes qui sont habituées à des interventions thérapeutiques classiques, c’est-à-dire essentiellement verbales, basées sur la compréhension et l’interprétation du vécu ; ici la personne est sollicitée comportementalement ; il lui est, en fait, demandé d’agir au présent pour résoudre ses difficultés passées et s’orienter vers le futur. La thérapie orientée solutions est «la digne fille» de ce modèle et cherche résolument à tourner la pensée de la personne vers le futur qui lui convient.

Cette approche, orientée vers la résolution du problème et le futur, peut s’appliquer non seulement dans le domaine thérapeutique, mais aussi dans tout « système » communicationnel, la famille, le groupe, l’école, l’entreprise… Elle trouve sa place dans la gestion des ressources humaines et la médiation.

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